La Liberté éclairant le Monde, plus connue sous le nom de Statue de la Liberté, œuvre du sculpteur français Frédéric Bartholdi, était initialement prévue à l'entrée du canal de Suez. Bartholdi avait en effet rêvé d'une allégorie représentant "La Liberté éclairant l'Orient". Mais face au peu d'enthousiasme que rencontre son idée auprès des officiels, Bartholdi doit revoir ses ambitions à la baisse et imagine alors une statut du même type qui serait offerte par la France à l'Amérique pour célébrer le centenaire de l'Indépendance des Etats-Unis, scellant à cette occasion l'amitié franco-américaine. Soutenu par le juriste Edouard de Laboulaye, le projet est retenu en 1870, et en 1871 Bartholdi entreprend un voyage à New-York pour déterminer un emplacement. Le Site retenu est celui de l'actuelle Ellis Island, à l'entrée du port de New York. Cependant, des difficultés financières repoussent la construction de la Statue jusqu'en 1875 dans les ateliers Gaget-Gauthier à Paris.

La tête de la Statue est achevée en premier. On raconte que l'artiste a pris pour modèle le visage de sa mère. Le corps, dont le montage est achevé en janvier 1884, est fait de trois cents fines plaques de cuivre épaisses de 2,5 millimètres et rivées sur une armature en fer conçue d'abord par Violet-le-Duc, puis, après sa mort, par Gustave Eiffel. La robe de cuivre est fixée relativement lâchement sur la charpente afin de rester flottante et de mieux résister ainsi au vent. Une fois achevée, La Liberté éclairant le Monde est une œuvre monumentale haute de 44 mètres sans piédestal (92 mètres avec ) et lourde de 255 tonnes. Elle représente une femme couronnée, brandissant un flambeau dans sa main droite et tenant de la gauche une tablette portant la date de l'indépendance des Etats-Unis, 1776.
Elle a nécessité cent vingt tonnes de fer, quatre-vingts tonnes de cuivre et trois cent mille rivets. La tête à elle seule mesure plus de cinq mètres, le nez plus d'un mètre et l'index deux mètres et demi !

Creuse, la Statue héberge à l'intérieur un escalier. Pendant le montage dans la cour des ateliers, l'accès à l'intérieur de la statue se faisait d'ailleurs par la sandale du pied droit. Frédéric Bartholdi y organisa même un banquet pour récolter des dons !
Après l'inauguration parisienne, elle est démontée et les morceaux sont répartis dans plus de deux cents caisses acheminées en train jusqu'à Rouen et chargées ensuite à bord d'un bateau qui arrive aux Etats-Unis en juin 1885. La Liberté est remontée en quatre mois mais le piédestal-vestibule construit par l'architecte américain Richard Morris Hunt ne sera prêt que dix mois plus tard !
La première restauration de la Statue à été faite en 1932 et c'est pour son centenaire, en 1986, que la Statue de la Liberté a été à nouveau restaurée. De toute cette restauration, le remplacement de la torche fut certainement le plus sensationnel. Après études, l'idée de Bartholdi de créer une flamme couleur or fut retenue et c'est grâce à l'informatique qu'elle fut conçue.



Avec l'aimable autorisation des Éditions Timée et de Mme Louise Haroun

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