La tête de la Statue est achevée en premier. On
raconte que l'artiste a pris pour modèle le visage de
sa mère. Le corps, dont le montage est achevé
en janvier 1884, est fait de trois cents fines plaques de cuivre
épaisses de 2,5 millimètres et rivées sur
une armature en fer conçue d'abord par Violet-le-Duc,
puis, après sa mort, par Gustave Eiffel. La robe de cuivre
est fixée relativement lâchement sur la charpente
afin de rester flottante et de mieux résister ainsi au
vent. Une fois achevée, La Liberté éclairant
le Monde est une œuvre monumentale haute de 44 mètres
sans piédestal (92 mètres avec ) et lourde de
255 tonnes. Elle représente une femme couronnée,
brandissant un flambeau dans sa main droite et tenant de la
gauche une tablette portant la date de l'indépendance
des Etats-Unis, 1776.
Elle a nécessité cent vingt tonnes de fer, quatre-vingts
tonnes de cuivre et trois cent mille rivets. La tête à
elle seule mesure plus de cinq mètres, le nez plus d'un
mètre et l'index deux mètres et demi !
Creuse, la Statue héberge à l'intérieur
un escalier. Pendant le montage dans la cour des ateliers,
l'accès à l'intérieur de la statue se
faisait d'ailleurs par la sandale du pied droit. Frédéric
Bartholdi y organisa même un banquet pour récolter
des dons !
Après l'inauguration parisienne, elle est démontée
et les morceaux sont répartis dans plus de deux cents
caisses acheminées en train jusqu'à Rouen et
chargées ensuite à bord d'un bateau qui arrive
aux Etats-Unis en juin 1885. La Liberté est remontée
en quatre mois mais le piédestal-vestibule construit
par l'architecte américain Richard Morris Hunt ne sera
prêt que dix mois plus tard !
La première restauration de la Statue à été
faite en 1932 et c'est pour son centenaire, en 1986, que la
Statue de la Liberté a été à nouveau
restaurée. De toute cette restauration, le remplacement
de la torche fut certainement le plus sensationnel. Après
études, l'idée de Bartholdi de créer
une flamme couleur or fut retenue et c'est grâce à
l'informatique qu'elle fut conçue.
|