| Le 28 juin 1669, Louis XIV accorde à
Pierre Perrin le privilège d'établir à Paris
une Académie, "pour y représenter et chanter en
public des opéras et des représentations en musique
et en vers françois". L'Opéra ainsi créé
va occuper plusieurs adresses à travers les siècles,
dont celle de la rue Lepeletier à partir de 1820. Mais en 1858,
alors qu'il se rend à une représentation, Napoléon
III échappe de peu à un attentat. Cet événement
détermine la construction d'un nouvel Opéra, plus sûr,
dans la lignée des grands travaux du baron Haussmann. |
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Un concours d'architecture est lancé, que remporte en
1861 Charles Garnier, un jeune architecte inconnu de trente-cinq
ans. Réquisitionné par les Prussiens en 1870 et
par les Fédérés de la Commune de Paris
en 1871, le nouvel Opéra n'est inauguré qu'en
1875. C'est alors le plus grand opéra du monde. Fait
de marbre et d'or, avec une immense coupole en cuivre, il reflète
le luxe parisien du Second Empire. La scène, immense,
peut accueillir jusqu'à quatre cent cinquante figurants,
mais la salle elle-même ne contient que deux mille deux
cents places. Un magnifique escalier de style rococo, inspiré
de celui de Versailles, conduit jusqu'à la salle des
spectacles, qui est éclairée par un chandelier
de six tonnes suspendu à la coupole. En plus des salons
et des salles de répétition, le musée de
l'Opéra Garnier regroupe une galerie permanente rassemblant
peintures, dessins, photographies et petites maquettes de décors,
mais aussi des expositions temporaires, tandis que la bibliothèque,
située dans la Rotonde de l'Empereur, propose des ouvrages
généraux sur la danse, le théâtre
et de nombreuses partitions. Cette salle de lecture de la bibliothèque
ne se visite pas, sauf lors des Journées du Patrimoine.
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Avec l'aimable autorisation des Éditions
Timée et de Mme Louise Haroun |
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