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La chaudronnerie dans le temps

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Un champion nommé Quentin Lafon

La chaudronnerie aquitaine est à l’honneur. Dans la foulée d’une première place au Concours général des métiers, Quentin Lafon, un jeune talent régional, a reçu le prix Saint Vaulry du SNCT.

Quatre-vingt quatre concurrents au départ, un seul à l’arrivée et sur la plus haute marche du podium. Autant dire que le niveau de compétition en chaudronnerie industrielle est plutôt relevé au Concours général des métiers(1). En 2013 c’est Quentin Lafon, apprenti du CFAI de Bordeaux-Bruges, qui a remporté le premier prix dans cette spécialité. Actuellement en formation de Technicien supérieur CRCI, ce grand gaillard de 22 ans a reçu lundi 10 mars à Bruges en Gironde le prix Gérard de Saint Vaulry. Cette distinction, créée pour les as de la chaudronnerie lauréats du Concours général des métiers, porte le nom de l’ancien président du SNCT de 1975 à 1982. Elle a été remise à l’intéressé par Bernard Alarcon, président régional et ce en présence de Yolande Bufquin, secrétaire générale du SNCT. 
« Précis, agiles et inventifs, les chaudronniers développent une expertise qui place leur métier au cœur de l’innovation industrielle […]. Quentin fait vivre cette ambition par sa maîtrise de l’art de la chaudronnerie, sa dextérité et son inventivité », a-t-elle déclaré en s’adressant au lauréat. Gravement blessé récemment dans un accident de la circulation, Quentin Lafon se rétablit progressivement avec la détermination qui le caractérise dans les concours. Car ce jeune professionnel a un tableau de chasse impressionnant : médailles d’or et d’argent aux épreuves départementale et régionale du Concours du meilleur apprenti de France en 2010. Médaille d’or aux sélections régionales des Olympiades des métiers pour le Nord-Pas-de-Calais, ce qui lui vaut une place en finale nationale à Paris en 2011. Médaille d’argent aux Olympiades des métiers pour l’Aquitaine en 2012… 
Une expérience des concours et de la pression qui a permis à Quentin Lafon d’aborder le Concours général l’esprit serein et en confiance. D’abord pour la partie théorique d’une durée de 7 heures et à l’issue de laquelle il ne restait plus que 10 candidats. Ensuite pour la réalisation de la pièce – une gaine de distribution – à livrer dans un délai de 26 heures. « J’ai laissé les gens partir, je l’ai faite tranquillement, quand on se dépêche on fait des bêtises, explique-t-il, attentif au respect scrupuleux des cotes et à la propreté, j’ai mis les gants et j’ai fait bien attention à ne pas laisser de traces, à protéger la pièce et à ne pas la marteler ». Champion assurément. Artiste aussi. A ses heures perdues, Quentin Lafon réalise des objets décoratifs en pièces chaudronnées notamment des chandeliers. De quoi entretenir la flamme.

Christophe Pivert

Quentin Lafon - Champion

Remise de prix le 10 mars au CFAI de Bordeaux-Bruges. Un champion bien entouré. De gauche à droite : Dominique Avril, formateur en chaudronnerie ; François Hervé, responsable unité production ; Philippe Martin, maître d’apprentissage, directeur technique de l’entreprise ARMI ; Gabriel Meyer, président de l’ADAIAQ (Association pour le développement de l’apprentissage industriel en Aquitaine) ; Quentin Lafon, lauréat du prix du SNCT ; Yolande Bufquin, secrétaire générale du SNCT ; Bernard Alarcon, président régional du SNCT ; Luis Coelho-Duarte gérant d’ARMI ;
Fabrice Nicolini, formateur technique.

Remise de prix le 10 mars au CFAI de Bordeaux-Bruges. Un champion bien entouré. De gauche à droite : Dominique Avril, formateur en chaudronnerie ; François Hervé, responsable unité production ; Philippe Martin, maître d’apprentissage, directeur technique de l’entreprise ARMI ; Gabriel Meyer, président de l’ADAIAQ (Association pour le développement de l’apprentissage industriel en Aquitaine) ; Quentin Lafon, lauréat du prix du SNCT ; Yolande Bufquin, secrétaire générale du SNCT ; Bernard Alarcon, président régional du SNCT ; Luis Coelho-Duarte gérant d’ARMI ;
Fabrice Nicolini, formateur technique.

(1) Créé en 1744 pour distinguer les meilleurs élèves de lycées, le Concours général s’est ouvert en 1881 aux disciplines technologiques et en 1995 aux disciplines de l’enseignement professionnel. En 2013, il y avait 2 161 candidats dans les 18 spécialités que compte le Concours général des métiers.