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La chaudronnerie dans le temps

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19 organisations professionnelles défendent la coopération entre l’enseignement professionnel et les entreprises.

Elles publient un Livre Blanc et formulent des propositions sur le projet de réforme de la Taxe d’Aprrentissage

Une coopération indispensable pour valoriser l’attractivité des métiers et développer l’enseignement professionnel au profit des jeunes

Alors que s’est engagée la concertation nationale relative à l’apprentissage, 19 organisations professionnelles se sont associées pour soutenir l’enseignement professionnel dans le cadre de conventions de coopération avec les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Alors que ces conventions constituent le socle d’un dialogue constructif entre pouvoirs publics, sphère éducative et monde professionnel, nous constatons avec inquiétude que leur contribution à la qualité et à l’attractivité de l’enseignement professionnel est malheureusement totalement ignorée dans les travaux préparatoires à la réforme de la taxe d’apprentissage » déclarent ces organisations professionnelles.

A ce titre, un Livre Blanc « Concertation relative à l’apprentissage », dont la vocation est de rappeler le caractère stratégique des conventions de coopération a été élaboré et diffusé largement. Ces conventions permettent notamment aux organismes professionnels d’affecter une partie de la taxe d’apprentissage qu’ils collectent à des actions essentielles au succès et au développement de l’enseignement professionnel. Ces actions étant destinées à : 

  • valoriser l’enseignement professionnel et ses débouchés ;
  • assurer l’adéquation permanente des diplômes et qualifications aux besoins du terrain ;
  • développer les partenariats écoles / entreprises ;
  • accompagner l’ouverture de l’enseignement professionnel à l’Europe.

Des financements ciblés pour favoriser l’insertion des jeunes en répondant aux besoins en compétences des entreprises

Les actions financées sur la taxe d’apprentissage sont principalement destinées à mettre en valeur l’enseignement professionnel et ses débouchés, à assurer l’adéquation de ses diplômes aux besoins du monde économique, à l’accompagner dans son ouverture à l’Europe et à former les jeunes qui s’y engagent pour répondre aux besoins des entreprises et au redressement industriel résolument entrepris par le gouvernement.
Faute de pouvoir s’appuyer sur la taxe d’apprentissage, ces actions seraient demain vouées à disparaître et avec elles un soutien financier, pédagogique et technique pourtant essentiel au succès du parcours de qualification et d’insertion des jeunes.

« Cela constituerait un véritable contresens au moment où le gouvernement entend faire de l’enseignement professionnel un axe stratégique de son action au service de l’insertion des jeunes, de l’emploi, du redressement industriel et de la compétitivité des entreprises françaises », ajoutent ces organisations professionnelles.

Une gestion concertée et transparente

Rappelons que ces actions font l’objet de décisions tripartites associant organismes conventionnés, ministères signataires et partenaires sociaux ; elles sont déclinées localement dans le cadre de partenariats, institutionnalisés ou ad hoc, avec les acteurs régionaux de l’enseignement, de la formation, de l’orientation et de l’insertion ; enfin, elles sont soumises à un suivi et une évaluation, elle-même tripartite, qui permet d’en garantir l’efficience et la plus totale transparence.

Une concertation et ensuite …

Le 23 octobre dernier, un document d’étape restituant les conclusions provisoires de la concertation engagée par le gouvernement sur l’apprentissage a été présenté par le Ministère du Travail.

Le collectif des 19 organisations professionnelles s’est félicité de voir repris le principe de « l’élaboration systématique de convention de coopération avec les ministères certificateurs » tels que le ministère de l’Education nationale et la possibilité de continuer à y affecter « une part du produit de la taxe d’apprentissage » qui était un des points essentiels du livre blanc.

Cependant, « la voie privilégiée d’aboutir à un réseau de 20 collecteurs en dotant les seuls OPCA d’un agrément d’OCTA » qui pourrait s’accompagner d’une fongibilité des fonds consacrés, d’un côté, à l’enseignement professionnel, de l’autre, à la formation professionnelle emporterait le risque de priver certaines branches ou secteurs professionnels, comme le SNCT, des moyens nécessaires à l’accompagnement des parcours de première formation indispensables à leur développement.

Les deux notions de formation continue d’une part et d’enseignement professionnel initial d’autre part, relèvent de deux ministères distincts. Elles concernent des publics distincts et elles s’inscrivent dans des logiques et des échelles de temps différentes. C’est pourquoi Il nous semble nécessaire de ne pas regrouper systématiquement les OPCA et les OCTA en charge de conduire ces actions avec chacun des ministères concernés.

Une autre voie est possible, qui consiste à permettre aux secteurs et aux branches d’activité, signataires de conventions de coopération avec le ministère de l’Education nationale de poursuivre leurs missions, en toute indépendance, au profit de l’enseignement professionnel.

Le lancement récent par le gouvernement du Conseil National Education Economie (CNEE) ayant pour objectif d’améliorer la relation école/entreprise devrait d’ailleurs inciter à renforcer encore le rôle essentiel que jouent, pour certaines d’entre elles depuis plusieurs décennies, les organismes professionnels signataires de ces conventions, représentants des secteurs économiques essentiels pour notre pays.

Rappelons qu’aujourd’hui, près de 100 000 jeunes de l’Enseignement Professionnel bénéficient du soutien pédagogique, technique et financier des organismes signataires de ce courrier.

Consultez le Livre Blanc sur la réforme de la Taxe d’Apprentissage :
 Cliquez -ici


Huit propositions pour une réforme plus efficace

  1. Affirmer que les organismes signataires de convention avec le ministère de l’Education nationale et / ou le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sont habilités de droit en tant qu’OCTA
  2. Assurer les OCTA de la pérennité et de la capacité des choix d’affectation des fonds libres pour tous les niveaux d’enseignement y compris pour les actions de coopération relevant des conventions
  3. Renforcer le rôle des groupes techniques en termes de suivi et de contrôle des actions conduites dans le cadre des actions de coopération
  4. Renforcer le lien entre les régions et organismes signataires de convention de coopération en les associant à la définition des contrats envisagés dans la loi de décentralisation afin de permettre la prise en compte des priorités des branches et/ou secteurs qu’ils représentent
  5. Renforcer le lien entre les OCTA et les services publics de l’orientation (SPO) mis en place par les conseils régionaux dans le cadre de la nouvelle étape de la décentralisation et ceux de l’emploi et de la formation, au service de l’insertion des jeunes
  6. Valoriser collectivement ces actions, en relation avec les ministères de tutelle, afin de renforcer l’attractivité de la voie professionnelle
  7. Accroître les actions destinées à accompagner l’ouverture à l’Europe de l’enseignement professionnel
  8. Prévoir les actions spécifiques dans la lutte contre le décrochage scolaire